La gastronomie de l'entraînement!
Encore trois femmes cette semaine qui me confiaient leur scepticisme quant à la possibilité de modifier/améliorer leur état physique. Une de 50 ans, une de 60 ans et une de 70 ans! J'ai eu la même réponse pour toutes les trois: le corps est malléable. S'il peut se modifier en se détériorant, il peut également se modifier en s'améliorant!
Vous est-il déjà arrivé de vous poser la question s'il était trop tard pour commencer à bien manger?
Tout le monde s'entend sur ce point: il n'est jamais trop tard pour modifier ses habitudes alimentaires, c'est juste la motivation et la persévérance qui nous fait défaut... Je dirais qu'en matière de mouvements et d'habitudes d'entraînement, c'est l'équivalent. Si un problème s'est installé sur une période de plusieurs années, il ne se règlera pas en deux semaines! Ça demandera courage et persévérance...
Toutefois, je crois sincèrement qu'il s'avère plus facile de modifier ou d'arrêter d'exécuter un mouvement lorsque l'on réalise tout le mal qu'il peut provoquer à nos articulations, que de se priver d'enfourner ces petites douceurs (sucrées ou salées, grasses ou raffinées) même si l'on sait pertinemment bien qu'elles concourent à entretenir nos rondeurs ainsi que moult problèmes de santé allant du cholestérol à l'acidité trop élevée, du diabète à l'hypoglycémie... La nourriture nous procure tellement de plaisir et de satisfaction sensorielle. Éphémère, mais bien réel.
La plupart des personnes qui ont des douleurs musculo-squelettiques ont des failles dans leurs mouvements au quotidien. Soit ils font de faux mouvements ou adoptent des postures qui ne respectent pas l'alignement corporel, ou encore, ils développent des mouvements compensatoires pour protéger une région fragilisée par la surutilisation ou une blessure plus ou moins récente. En venir à épurer nos mouvements pour qu'ils respectent l'alignement anatomique de notre squelette (bref en améliorant notre posture), revient à épurer notre alimentation de tous les produits industrialisés et travailler avec les produits de base "qui ont une mère ou qui proviennent de la terre" pour reprendre une expression de Jillian Micheals (relisez la capsule "À la recherche de votre métabolisme perdu.") Les grands chefs n'utilisent pas de produits en enveloppes ou emballés dans du carton ou du plastique... Les produits du terroir se retrouvent rarement dans les allées centrales des supermarchés.
Bref, selon ma vision de l'entraînement, on devrait choisir des exercices qui nous aident à retrouver ou entretenir une posture et un alignement corporel idéal. Ces exercices constituent pour moi la gastronomie de l'entraînement. Le reste du temps, il faut veiller à bouger correctement dans nos activités quotidiennes, tout comme il faut s'assurer de consommer de bons aliments bien nutritifs à chaque repas.
Santé!
Martine
